Les rendez-vous de la Guitare

2 016  17 gypsy eyes

Samedi 12 novembre 2016 à 20h30 au théâtre municipal René Panhard (avenue de la République)

Plein tarif : 16,50 € - Tarif réduit : 9,25 € - Carte jeune : 8,10 €

Billetterie et abonnement :
- Nouveau : réservez vos places ou abonnez-vous depuis chez vous en cliquant ici (paiement sécurisé par CB, impression des billets par vos soins ou envoi de vos e-tickets sur votre smartphone)
- à l'hôtel de ville de Thiais (rue Maurepas)

+ d'infos : 01 48 92 42 90

À  l'occasion des Rendez-vous de la guitare, la ville et l'association Esquisse ont invité le trio Louis Winsberg, Rocky Gresset et Antonio El Titi qui porte haut l'âme de la guitare, et le duo Branko Galoik et Francisco Cordovil.

"Comme Jimi Hendrix, j’avoue ma fascination pour les Gitans, ce peuple du vent, ces artistes de feu, libres et fiers. Gitans, Manouches, Tsiganes, Roms, tous ces termes désignent des gens de voyages, de musiques, de croyances et de souffrances. Ils s'emparent des musiques qu’ils rencontrent, les transforment à leur gré, y impriment leurs rites, leurs rythmes. Dans les yeux de Rocky Gresset, j'ai vu briller  la  même flamme que dans le regard d’Antonio El Titi. Deux Gitans, deux virtuoses de la guitare, dignes héritiers de leurs maîtres : Django Reinhardt pour l’un, Paco de Lucia pour l’autre. Deux cousins de musique, qui devaient se rencontrer, se raconter leur histoire. C’est alors que j’ai imaginé ce trio, me sentant alors comme le trait d’union possible pour que la rencontre ait lieu, et qu’avec la liberté du jazz, le dialogue s’installe entre nous trois." - Louis Winsberg

La première partie de la soirée sera assurée par Branko Galoik et Francisco Cordovil. Branko Galoic sourit quand on lui parle des fanfares balkaniques... Je suis né en Yougoslavie, c'est une musique qui m'est proche, comme beaucoup d'autres... Branko Galoic n'est pas une fanfare. C'est un auteur compositeur croate dont les chansons se teintent de cuivres, d'échos dylaniens et d'un nuage de jazz manouche. Influences balkaniques ou pas, la musique qu'il propose n'a rien à voir avec une imitation de fanfare. Né à Zagreb, adopté par Amsterdam, accueilli à Berlin et enfin installé à Paris depuis quelques mois : tel est l'itinéraire de cet homme libre. À 17 ans, j'ai découvert la guitare et c'est devenu une passion, [...] une obsession. Et quand j'avais 18 ans, la guerre a éclaté. Dans sa ville, où l'on ne compte qu'un cinéma et quelques cafés, les opportunités de jouer sont rares. Il y avait bien les mariages, où on demandait aux musiciens des airs traditionnels, un peu de répertoire tsigane, surtout les tubes du moment, la musique pop la plus stupide qui soit. Je ne voulais pas en passer par là. Faute de perspectives, Branko décide à 26 ans de s'expatrier. J'ai vendu mon ampli, acheté un billet de train aller et débarqué à Amsterdam avec ma guitare et 50 Deutsche Marks dans la poche. Il commence à jouer dans la rue et gagne de quoi survivre. C'est une bonne école mais je ne l'ai pas fait très longtemps. J'ai multiplié les petits boulots. Surtout, je me suis plongé dans le milieu musical de la ville, très varié, avec des gens de toute l'Europe, des latinos... Entretemps, Branko s'est mis à écrire en croate et en anglais. Ses compositions retiennent l'attention du producteur bosniaque Dragi Sestic. Je pensais proposer mes chansons à des interprètes mais, à ma grande surprise, Dragi m'a dit : « Tu devrais les enregistrer toi-même.» Son premier album, Above the Roofs, recueil de chansons acoustiques souvent poignantes, paraît en 2005. En 2010, il publie Skakavac (Sauterelles) où il introduit les sonorités des cuivres des Balkans. Angel Song, son troisième album intègre des cuivres en fusion, de furieux solos de guitare, de la dérision et de grands sentiments.